____La vie est beaucoup plus belle dans un monde qu'on peut se créer soi-même. Prisonnière de____ ____barreaux que tu as toi-même voulu clouer au sol pour interdire la moindre parcelle de réalité____ ____s'incruster dans un monde que toi seule tu commandes. C'est pourtant la réalité qui dirige ta vie____ ____Réaliste. Tu finis par l'être après avoir passé ton existence en te levant le matin et en remarquant____ ____que finalement, tout ce qu'il s'était passé dans ta tête restait dans ta tête et nulle part d'autre. Tu____ ____t'es toujours sentie malchanceuse, comme poursuivie par un destin qui n'a jamais voulu te faire____ ____goûter ce sentiment qu'est exclusivité. Tu alimentais tes rêves de fantasmes et tu as finis par____ ____rester réaliste, quoi qu'on puisse t'affirmer simplement pour éviter d'être déçue. Comme on dit, la____ ____roue tourne. Et avec difficulté, celle-ci a tourné il y a deux ans, te faisant savourer le bonheur d'un____ ____rêve devenu enfin réalité. Tes songes sont enfin devenus palpables. Chaque jour qui passe, tu____ ____te demandes di tu peux définir ça de « destin » ou plutôt « du cul ». Finalement, pourquoi toi et pas____ ____les autres alors que ton chemin était déjà encré dans ta conscience ? Pourquoi devoir tout faire____ ____basculer après dix-huit ans d'existence ? Tout ce que tu sais c'est que cette fois-ci, ton c½ur bats____ ____plus vite que les autres.
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Tom est sorti et une foulée de fans s'est approchée. Elle a tenté de réaliser qui elle avait devant soi néanmoins son cerveau lui envoyait encore quelques images brouillées. Elle a finalement échangé quelques mots avec lui. Elle a vu les yeux brillants de Manon lui tendant son dessin. Elle a vu les autres filles sortir leur appareil. Elle a vu le jeune blond écouter attentivement ce que chaque personne avait à dire. S'excuser pour les choses qu'il n'avait pas fait. Elle avait rit l'entendant parler une fois de plus de Twitter. Elle se tournait de temps en temps vers Julie. Elle lui répétait qu'elle avait eu une photo avec lui. Elle se taisait et l'écoutait. Elle avait envie de caresser ses joues et sa peau de bébé. Elle avait envie d'evacuer son coeur de sentiments qui s'entrechoquaient. Elle a tourné la tête vers l'entrée de l'hôtel et l'a vu, l'épaule contre le pilier et son portable à l'oreille, le regard tourné en notre direction. Elle avait fait signe à sa s½ur qui avait tout de suite tourné son regard vers l'intérieur du bâtiment et ensemble, l'admiraient. Priant pour qu'il sorte.
Bam. Second Round. Il saluait les fans d'un « Hello » et commençait sa tournée de photos et d'autographes. Elle l'a observé attentivement et le mot « schizophrénie » lui est directement venu à la tête. Sublime. Un Dougie complètement différent de celui de ses conversations quotidiennes. Timide et réservé. Celui qui gardait toujours son humour à deux balles même en dehors de la scène. Toujours abonné à ses grimaces face à un appareil photo. Elle se dirigeait vers Manon et observait en sa compagnie les deux hommes que leurs corps avaient adopté depuis bientôt un an. Elle reflechissait à Cla, sa Soeur séparée à la naissance et à sa future photo de famille. Elle observait Adeline et Estelle se tenant la main. Elle souriait à Marry qui n'avait de yeux pour lui. Elle tirait Julie par le bras, pour qu'elle s'approche de lui. Elle aimait comparer le Dougie qu'elle avait connu avec celui qui se trouvait en chair et en os face à elle. Pas si différent au final. Elle l'avait regardé faire la tapote à Danny qui l'avait accusé d'avoir fait des fautes pendant le concert. Son coeur n'y était plus. Il criait de joie à l'intérieur. Et ses yeux recommençaient à briller, se rendant compte de ce qu'ils avaient en face. Il s'était d'abord dirigé vers la droite mais avant qu'elle veuille faire une photo avec lui, il avait déjà disparu.
Elle a touché l'Idole. Elle a touché le rêve.
Sans même y penser, elle s'est approchée de lui et lui a parlé. Elle n'a pas pensé une seule fois à son anglais, chaque mot sortait tout seul de ses lèvres, qui bougeaient sans cesse pour ne pas trembler. Ella a détaillé chaque parcelle de son visage, s'est plongée dans ses yeux d'un bleu océan. Elle ne s'est pas sentie une seule fois mal à l'aise, elle est restée elle-même, lui parlant comme parlant à un ami qu'on a plus revu depuis des années. Elle s'est sentie en sécurité en voyant sa s½ur à ses cotés. Elle s'est sentie en sécurité en le voyant devant elles. Elle a vu ses cheveux. Mais contrairement aux autres fois, elle les trouvait sublimes. Faisant du musicien de ses photos et de ses posters, un homme différent et à la fois semblable de celui qu'elle connaît depuis deux ans. Elle a vu celui qui aime toujours être au centre de l'attention des personnes qui l'entourent. Mais elle a vu aussi l'homme qui te sourit et te prend dans ses bras. Elle a voulu immortaliser le moment Clanny. Mais elle a aussi prit trop de temps pour trouver un appareil photo. Et elle l'a entendu. Répéter son prénom trois fois de suite juste après que Cla l'avait appelée. « Giulia Giulia Giulia ». Elle n'avait pas compris. Elle essayait de réaliser. Elle l'avait vu qui souriait et elle lui avait répondu. « Don't Say That Danny. ». Elle ne contrôlait plus ses gestes. Elle repensait à toutes les fois où elle avait l'avait insulté derrière son écran d'ordinateur avec ses amies. Elle repensait à Everybody Knows, où elle n'avait pas une seule fois pensé à le remercier. Elle repensait au concert, où pendant un blanc, elle s'était mise à crier des injures. Elle en avait toujours eu besoin. Dire des choses négatives était sûrement la meilleure preuve pour elle de montrer qu'il a toujours été beaucoup trop pour elle, qu'il était sûrement une des meilleures chose qui lui soit arrivée pendant des années. Elle avait haussé la voix, comme une mère qui engueulait son enfant. Il avait rigolé...et il avait recommencé. « Giulia ». Il faisait des gestes de la main. Elle avait augmenté le volume et lui avait répété d'arrêter, sentant son c½ur battre à toute vitesse dans sa poitrine. Il avait finalement rit aux éclats. Et elle avait appuyé sur le bouton de l'appareil photo. Elle lui avait ensuite demandé de prendre une photo avec lui. Elle rigolait, sa voix traversant son esprit encore et encore. Elle avait posé sa tête sur son épaule. Tout avait duré une poignée de secondes. Et il était parti.